Témoignages

À travers ces témoignages, producteurs et partenaires partagent leur expérience de la démarche Demain la Terre.
Des regards concrets, ancrés dans le terrain, qui illustrent la manière dont le référentiel accompagne les entreprises dans leurs progrès, leurs engagements et leur vision de l’agriculture de demain.

Bertrand MOULINS

Directeur des achats fruits et légumes, METRO France.

« METRO est venu assez naturellement vers le label Demain la Terre depuis l’origine en 2004, par nos fournisseurs historiques, adhérents à la démarche. Je m’associe à Demain la Terre lors d’opérations pour afficher ce partenariat. Je considère que toutes les initiatives qui vont dans le bon sens servent la filière. Le référentiel Demain la Terre, par son spectre très large qui embarque la dimension sociétale qu’on retrouve dans une politique RSE, nous parle. L’enjeu est maintenant de traduire, rendre davantage visibles ces engagements auprès de nos clients. »

Matthieu D’HEROUËL

Producteur associé, Champs de Légumes (02).

« Une démarche comme Demain la Terre permet un changement d’ambition : les critères du référentiel englobent l’ensemble des cahiers des charges individuels de toutes nos parties prenantes. Cela donne du poids dans la filière. Le référentiel se veut évolutif et progressif. On réfléchit en permanence sur l’amélioration de nos pratiques, c’est une coconstruction. Pour la prochaine récolte, 100% de nos producteurs seront labellisés Demain la Terre. »

Laurent CHEVALIER

Producteur associé de melons, Le Clos Rabelais (37).

« Le Clos Rabelais est entré dans la démarche en 2018 avec une première labellisation en 2019, grâce au parrainage de deux belles structures engagées : Le Jardin de Rabelais et Val de Sérigny. Le plus important pour moi, pour avancer, est de côtoyer des entreprises représentatives du même secteur d’activité pour se projeter dans l’agriculture de demain. Dans la RSE, il y a beaucoup de choses que je n’aurais pu mettre en place aussi rapidement sans le soutien de Demain la Terre, c’est motivant. Aujourd’hui, l’entreprise est allée plus loin que la Haute valeur environnementale (HVE). Intégrer la démarche Demain la Terre permet d’anticiper la surenchère de cahiers des charges, de se donner les moyens d’inscrire son entreprise dans une démarche développement durable tout en conservant nos certifications, et de me préparer à l’IFS. »

Antoine FRANCHINEAU

Producteur de melons, Président de Val de Sérigny (86).

« Depuis 20 ans, notre entreprise a fait ce choix de rejoindre un collectif d’entreprises qui partagent une vision de la production commune, des valeurs et une capacité d’agir. Demain la terre me permet d’échanger et de s’enrichir d’expériences, dans un cadre de référentiel où toutes les entreprises vont dans le même sens. J’ai participé aux évolutions du référentiel dans le volet environnemental lié à notre production. Dans notre entreprise, nous testons un itinéraire agroécologique, nous avons même développé une partie de la production « sans pesticide ». Notre objectif est de favoriser le plus possible la stimulation naturelle de défense de nos plants de melons dans la parcelle, le recours aux produits de biocontrôle. Nous faisons des expérimentations en permanence et les pilotons. Nous avons la chance de ne pas irriguer nosmelons, du fait de la composition de nos sols argilocalcaires. »

Robin DELAHAYE

Producteur de tomates cerises, directeur général adjoint du Jardin de Rabelais (37).

« La qualité et l’aventure familiale, ce sont les choses les plus importantes pour nous. La qualité Jardin de Rabelais passe le goût mais aussi l’esthétisme : beaucoup de fruits sur la grappe, aucun fruit manquant, un goût régulier et assez unique. C’est un cahier des charges maison, mais qui s’appuie sur le référentiel Demain la Terre, qui nous apporte une structure dans notre démarche RSE. Elle nous oblige et nous met vraiment dans une voie d’amélioration continue. Par exemple, notre production est conduite à 100% en PBI (production biologique intégrée), sans recours aux pesticides de synthèse, sauf exception. Notre grand défi actuel est de réfléchir à notre modèle serres de demain, à la neutralité carbone. En 2026, nous allons lancer notre premier rapport RSE, qui s’appuiera sur de la matière de Demain la Terre. »

Pierre-Eloi D’HAUTEFEUILLE

Directeur administratif et financier, Picvert (80).

« Par ses développements, Picvert est en train de passer d’une entreprise agricole à une entreprise agroalimentaire. Ma mission depuis 5 ans est de structurer la partie financière et RH. La première étincelle a été la remise du livret Demain la Terre à mon arrivée, avec un message : ‘il faut s’améliorer pour l’année prochaine’. J’ai trouvé cela assez vertueux. Pour moi qui n’avais jamais abordé les aspects RH dans mes précédentes fonctions, je trouve que c’est génial de rencontrer des pairs qui ont les mêmes problématiques. Par exemple : la gestion des saisonniers, des apprentis, l’accès au logement, … J’ai été très vite inclus dans la commission RH de Demain la Terre, qui se réunit plusieurs fois par an sur des thématiques pour progresser dans nos pratiques. »

Anne PREUVOT

Responsable RSE, Fruits Rouges & co (02).

« Membre cofondateur de Demain la Terre, Fruits Rouges & co a grandi avec la démarche. En quelques années, l’entreprise est devenue une ETI, la plus grande entreprise de l’association avec 420 personnes. Elle a également été force de proposition pour améliorer le référentiel sur tous les piliers, et intégrer la partie transformation. Demain la Terre permet de faire grandir l’entreprise sur tous les sujets et d’aligner sa stratégie avec les évolutions du référentiel. Dernièrement, nous avons travaillé notre stratégie de décarbonation en transversalité : avec d’autres parties prenantes externes, et en interne avec le service agronomique et le service communication, pour diffuser la vision, nos actions, et vulgariser un bilan carbone pour embarquer les équipes. Nous travaillons sur plusieurs piliers : l’économie circulaire, les matières premières, le pôle transport. Nous avons aussi engagé des formations sur la sécurité. Nous atteignons une forme de maturité, avec les scores les plus hauts. »

Demain la Terre agit pour faire reconnaître la filière des fruits et légumes comme un pilier de la transition alimentaire.